Angry Inuk nous présente une nouvelle génération d’Inuit mettant tout en œuvre pour casser les perceptions bien ancrées à l’égard de la chasse au phoque et s’inviter à la conversation sur cet enjeu. Armée de ses caméras, Alethea Arnaquq-Baril parcourt l’Arctique canadien pour donner la parole à ceux et celles que les militants se donnent rarement la peine de rencontrer : les chasseurs, les artisans, les familles dont la subsistance et la survie dépendent essentiellement de la chasse au phoque. Elle accompagne des étudiants qui se rendent en Europe pour plaider la cause inuite devant un groupe spécial de l’Union européenne.
La viande de phoque est un aliment de base chez les Inuit, et une partie des peaux est vendue pour compenser le coût faramineux de la chasse. Alors que les Inuit font pression pour contribuer de manière pérenne à l’économie mondiale, ils doivent lutter contre une armée de militants très bien financés et de vedettes bien intentionnées. Le film entremêle la réalité du peuple inuit au récit de ses affrontements avec les opposants à la chasse au phoque, mais aussi avec les nations qui exploitent les ressources minières sur le territoire inuit tout en détruisant la principale économie durable accessible aux habitants de cette contrée.